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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 21:18



On voit sur cette céramique un homme mûr, qui domine un jeune homme par sa taille. Le jeune homme soulève son visage vers cette homme pour l'embrasser. L'éraste passe son bras autour du cou de l'éromène, ce qui symbolise le rôle protecteur de l'éraste vis-a-vis de l'éphèbe. Mais aussi la domination qu'il exerce sur lui.
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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 21:01
On voit sur cette céramique grecque un éraste et un éromène. L'éraste offre un lièvre a l'éromène. Ainsi, l'éraste, pour prouver son amour a l'éphèbe, lui fait un présent. On remarque que le jeune homme (petit et imberbe) et l'homme mûr (plus grand et portant la barbe) sont tous deux bien vêtus. La pédérastie est donc réservée aux classes sociales les plus élevées.
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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 18:04

Cette image, beaucoup plus explicite que la première montre donc les personnages cette fois-ci dévétus. On voit toujours la différence entre l'éraste et l'éromène: l'éraste domine l'éromène par sa taille, et l'éromène est représenté imberbe tandis que l'éraste est barbu.
L'éraste touche le sexe de l'éphèbe et cela laisse transparaître l'activité de l'éraste et la passivité de l'éromène.

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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 17:54
Les Métamorphoses d'Ovide content les histoires célèbres de la mythologie. Ainsi, on trouve l'histoire de Zeus et Ganymède, Ganymède étant un phrigien et Apollon étant un dieu. Apollon est donc plus vieux que Ganymède et leur amour transparaît à travers la phrase "Le roi des dieux   brûla jadis d'amour pour le phrygien Ganymède"
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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 17:34
Le banquet de Platon est le recit de discours tenus lors d'un banquet de Socrate, dont Platon est l'élève. Le thème de ce discours est un éloge à l'amour.
Les phrases "De là vient que ceux que l'Eros céleste inspire tournent leur tendresse vers le sexe masculin naturellement plus fort et plus inteligent." et "Il est plus beau d'aimer les jeunes gens" suggèrent clairement que selon Socrate, la pédérastie est une chose naturelle et plus valeureuse que l'amour des femmes.
Ainsi, selon Socrate et ses disciples, l'amour des éphèbes est valorisant et preuve de goût.
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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 08:29

 Apollon est un dieu solaire de la mythologie grecque, aussi dieu de l'art et de la poésie. Dans les Métamorphoses,Ovide raconte qu'Apollon tua accidentellement son amant humain Hyacinthe, lors d'un entrainement au disque, puis comment il transforma son corps en fleur (jacinthe) pour en perpétrer le souvenir.

D'après la Bibliothèque d'Apollodore, avant Apollon, Thamyris, fils de Philammon et de la nymphe Argiope, était aussi tombé amoureux de Hyacinthe : ce fut le premier amour homosexuel. En voici une représentation datant de l'Antiquité.

Vase grec représentant Thamyris et Hyacinthe

Le rapprochement des corps des deux hommes ne laissent aucun doute quant à leur homosexualité.

Texte

Le narrateur est Orphée.

Et toi, fils d'Amyclès, Phébus dans le ciel t'aurait aussi placé toi-même, si l'inflexible Destin l'eût permis. Du moins, autant qu'il est en son pouvoir, il te rend immortel. Toutes les fois que le printemps vient chasser l'hiver, et que la constellation pluvieuse des Poissons fait place à l'étoile du Bélier, Hyacinthe, tu renais, tu refleuris sur ta tige. Plus que tout autre, tu fus cher au dieu qui m'a donné le jour. Dans son temple placé au milieu du monde, Delphes en vain implore sa présence, tandis qu'avec toi il erre sur les bords de l'Eurotas et dans les champs de Sparte. Il oublie et son arc et sa lyre; il s'oublie lui-même pour tendre tes filets, pour conduire tes chiens. Il gravit, sur tes pas, la roche escarpée. Il veut te plaire, et c'est sa plus douce habitude.

Un jour où le soleil, au milieu de sa carrière, s'éloignait également du soir et du matin, Apollon et Hyacinthe quittent leurs vêtements, imprègnent leurs corps des sucs de l'olive, et au jeu du disque ils s'exercent tous deux. Apollon le premier lance le sien dans les airs; il fend la nue, semble longtemps s'y perdre, retombe enfin sur la terre, et prouve du dieu l'adresse et la vigueur.

Soudain à l'ardeur du jeu te laissant emporter, imprudent Hyacinthe, tu t'élances pour saisir le disque bondissant; la terre le repousse, il va frapper ton front. Tu pâlis; comme toi, le dieu pâlit lui-même. Il soutient ton corps qui chancèle, il cherche à ranimer sa chaleur qui s'éteint. Il étanche le sang qui s'écoule, il exprime le suc des plantes pour retenir ton âme fugitive. Mais, hélas ! son art est impuissant. La blessure est mortelle.

Comme dans un jardin la violette, le pavot, ou le lis dont la tige fut blessée, languissent encore attachés à cette tige flétrie qui ne les soutient plus, inclinent leur tête, tombent et meurent sur l'herbe : tel Hyacinthe languit; sa tête appesantie sur son épaule tombe, et retombe couchée.

"Tu meurs, Hyacinthe, s'écrie Apollon ! tu péris moissonné dans ta fleur. Je vois ta blessure et mon crime. Tu causes ma douleur, et j'ai causé ta perte. On écrira sur ta tombe que ma main t'y précipita. Mais cependant quel est mon crime ? en est-ce un d'avoir joué avec toi ? en est-ce un de t'avoir aimé ? Que ne puis-je donner ma vie pour la tienne, ou mourir avec toi ! Mais puisque le Destin me retient sous sa loi, tu vivras dans ma mémoire, dans mes vers, sur ma lyre. Tu seras immortel par moi. Tu deviendras une fleur nouvelle. On lira sur tes feuilles le cri de ma douleur. Un temps viendra où un héros célèbre sera changé en une fleur semblable, sur laquelle on lira les premières lettres de son nom".

Tandis que le dieu parle encore, le sang qui rougit l'herbe n'est plus du sang. C'est une fleur plus brillante que la pourpre de Tyr; elle offre du lis et la forme et l'éclat. Mais le lis est argenté, et l'hyacinthe en diffère par la couleur. Apollon (car il fut l'auteur de cette métamorphose) trace lui-même sur l'hyacinthe le cri de ses regrets, et ces lettres Aï, Aï, sont gravées sur cette fleur.

Sparte s'honore d'avoir vu naître Hyacinthe, et de nos jours encore elle célèbre, tous les ans, sa mémoire, par des jeux antiques et solennels qui portent son nom.

Références de l'ouvrage :

Les métamorphoses
Ovide
Traduction de G.T. Villenave
Chant X, vers 163-219

Représentation de Apollon et Hyacinthe postérieure à l'antiquité:

 Hyacinthe mourrant dans les bras d'Apollon (voir commentaire dans la catégorie "les représentations postérieures à l'Antiquité")

 

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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 09:35

Tout d'abord, la pédérastie ne se trouvait pas à tous les niveaux sociaux de la société. En effet, les historiens pensent qu'elle n'était courante que parmi les franges aisées de la population grecque. On a en effet découvert que les érastes offraient de nombreux cadeaux à leur amant. Or, seules les classes élevées de la société pouvaient se le permettre.

On sait que la pédérastie était une sorte de rite de passage de l'adolescence à l'âge adulte et qu'elle était totallement ancrée dans la société de la Grèce antique.

De plus,  la pédérastie faisait partie de l'éducation du jeune homme qui était ainsi pris en charge et protégé par un homme plus âgé.. En effet elle les formait à la résistance à la douleur et elle visait à enseigner le respect face à l'homme plus âgé. De plus, elle renforçait des valeurs grecques déjà acquises, notamment l'amour de la Patrie constituée d'hommes et non de femmes. On voit donc que la pédérastie représentait une part importante de l'éducation de l'éromène.

La pédérastie présentait aussi des avantages pour l'éraste. En effet, en Grèce, le culte du beau, du corps et de la jeunesse était très répandu. Or, la compagnie d'un beau jeune homme à ses côtés permettait à l'homme adulte une prolongation sociale de l'adolescence et ainsi, une sorte de prestige social. D'ailleurs, le prestige était alors double puisque pour l'éromène, le fait d'être choisi par un homme plus âgé était un honneur. La pédérastie permettait donc aussi aux deux amants de se trouver dans une situation de prestige social.

On voit alors pourquoi les relations amoureuses entre un homme jeune et un homme adulte était très répandues voire encouragées dans l'Antiquité grecque.

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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 09:21
L'homosexualité désigne le désir envers un être du même sexe.  Le mot "pédérastie", lui,  vient du grec "paidos" (le jeune homme) et "erastos" (l'homme âgé). Cela désigne donc les relations entre un jeune homme, aussi appelé éromène, et un homme plus âgé, l'éraste. Ce n'est qu'une forme d'homosexualité, la seule acceptée dans l'Antiquité grecque. Ainsi, les relations entre deux hommes du même âge n'étaient-elles pas tolérées. En effet, dans une relation sexuelle, chaque individu a un rôle indispensable : l'un est passif ce qui est le cas de la femme et de l'homme plus jeune et l'autre est actif, ce qui est le propre de l'homme mûr et viril. Dans l'Antiquité on ne devait en aucun cas accuser un homme adulte de passivité, ce qui constituait une injure. On comprend donc mieux pourquoi les amours entre deux hommes du même âge n'étaient pas tolérés.
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